Slow Trip https://slowtrip.fr Voyager l'impact léger Wed, 05 Jun 2024 09:11:59 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.4.8 https://slowtrip.fr/wp-content/uploads/2020/07/SLOWTRIP-FAVICON.png Slow Trip https://slowtrip.fr 32 32 FairTrotter • l’agence décarbonée & inclusive https://slowtrip.fr/10-solutions-pour-voyager-decarbone-fairtrotter/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=10-solutions-pour-voyager-decarbone-fairtrotter Sun, 19 May 2024 16:28:00 +0000 https://slowtrip.fr/?p=3534
Mahéva et Cédric (au centre), co-fondateurs, entourés de la jeune équipe FairTrotter
La jeune agence de voyage appartenant à l’Economie Sociale et Solidaire s’est fixé une mission : offrir des séjours et un fonctionnement respectueux de l’environnement et des personnes, voyageurs comme pros du tourisme et collaborateurs. 

LA Genèse

Depuis toujours, Mahéva Manganaro, -fondatrice de FairTrotter – a deux passions : le voyage et la musique. Après un début de carrière dans une maison de disque en tant que cheffe de projet, elle jette les premières esquisses de FairTrotter en 2022. Tout est parti d’une prise de conscience en 2017. Quelques mois à crapahuter en Asie du Sud-Est déclenchent un déclic chez la jeune femme : « Je n’étais pas militante, mais durant ce voyage, je me suis pris une claque sur les sujets sociaux et environnementaux. J’ai ouvert les yeux sur l’impact néfaste du tourisme de masse, impliquant l’exploitation des humains, de la nature et des animaux. Une graine a germé en moi. » De retour en France, Mahéva commence par changer durablement ses habitudes de vie. Fini l’avion à gogo et les to-do listes de voyage : la jeune femme expérimente un tourisme plus slow et durable, à commencer par un trip à vélo sur la Vélodyssée, le long de la côte Atlantique française. Loin de la laisser sur sa faim, ces voyages sobres comblent au contraire sa soif de découvertes et de partage, au-delà de ses espérances. En 2022, elle lâche son travail et lance FairTrotter, épaulée par le programme d’entrepreneurs  Ticket for Change, puis l’incubateur parisien Paris & co. Bientôt rejointe par Cédric, co-fondateur en charge du développement commercial, puis début 2024, par deux autres acolytes, les premiers FairTrotters s’apprêtent à boucler leurs bagages : l’agence est lancée !

Ce qu’on y déniche

• Un blog maison permet de chiner des inspirations de voyage en France et en Europe,
• Des propositions de voyage clé en main sans avion et originaux comme une croisière bretonne en voilier autour des îles, l’Ecosse en train… 
• Des séjours bas carbone et inclusifs pour un long week-end ou quelques semaines.

Business modèlE

FairTrotter est une « vraie » agence de voyage digitale, et même, l’une des seules start-up orientée tourisme durable a avoir osé se lancer dans les longues démarches nécessaires pour décrocher LE sésame indispensable : l’obtention d’une importante garantie financière, suivie d’un passage en commission par un organisme public donnant le droit de faire partir des voyageurs sous sa responsabilité. 
Une agence classique en somme… à la (grande) différence près qu’elle répond aux exigences de l’Economie Sociale et Solidaire. Dans les statuts de FairTrotter est ainsi inscrit un cahier des charges exigeant, dépassant les contraintes du statut d’Entreprise à Mission en matière d’engagements sociaux et environnementaux (encadrement de la répartition des bénéfices…). Mahéva ambitionne même d’obtenir l’agrément ESUS – entreprise solidaire d’utilité sociale – à horizon 2025.

Pour qui ?

• Chez FairTrotter, tout.e.s les voyageurs.euses sont les bienvenu.e.s, quelque soit leur orientation sexuelle, leur genre ou leur handicap, avec l’ambition de proposer d’ici cette fin d’année au moins 10% de ses circuits accessibles aux personnes en fauteuil par exemple. L’agence propose de conseiller les candidats au départ et sensibilise ses partenaires sur ces questions, afin de garantir un accueil chaleureux et adapté à chacun.

• Les voyageurs prêts à payer leur voyage clé en main au juste prix : le ticket d’entrée pour un séjour d’une semaine est autour de 1 000 € / personne : c’est à ce prix que le séjour organisé pourra rémunérer équitablement les différents intervenants du voyage, et se passer des vols low cost ultra polluants mais encore à prix cassés car non taxés à la hauteur de leurs coûts environnementaux et sociaux réels ;-( 

La planète leur dit vraiment merci ?

En sélectionnant des acteurs locaux vraiment engagés et/ou labellisés, et en écartant les destinations nécessitant de faire appel au lourd bilan carbone de l’avion, FairTrotter ne fait pas dans le greenwashing. L’agence ambitionne aussi de proposer des voyages répondant à des objectifs d’écologie sociale, au delà de l’aspect purement environnemental et bas carbone.

fairtrotter.com

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Le fabuleux destin de Thomas Cook, inventeur du tourisme https://slowtrip.fr/le-fabuleux-destin-de-thomas-cook-inventeur-du-tourisme-de-masse/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-fabuleux-destin-de-thomas-cook-inventeur-du-tourisme-de-masse Fri, 05 Apr 2024 18:03:46 +0000 https://slowtrip.fr/?p=3592 En septembre 2019, sur fond de Brexit imminent, le géant du tourisme Thomas Cook annonçait une faillite retentissante, laissant en rade 22 000 employés et pas moins de 600 000 touristes aux quatre coins du monde, pris en charge dans « l’opération de rapatriement la plus importante pour des civils de l’Histoire, en temps de paix » selon les dires du département britannique des Transports. 
Thomas Cook ?

Ce nom n’évoque pas toujours grand chose pour nous les Français. Mais pour les Anglo-saxons, le groupe était THE travel agency. Une institution qui organisait vacances, voyages de noces, croisières… Depuis de nombreuses générations. Un empire pionnier, bâti par un anglais hors norme qui avait flairé dès le milieu du XIXe siècle un filon en or : le tourisme moderne.
Alors, écoutez l’histoire de Thomas Cook…

un ecosysteme disruptif : le voyage organisé

Au milieu du XIXe siècle, c’est presque par hasard que ce jeune autodidacte londonien organise son premier voyage de groupe : un déplacement en train d’activistes mobilisés contre les ravages de l’alcool, dont il fait partie. C’est un succès. Grisé par l’expérience, le sobre mister Cook ne s’arrête pas là et peaufine son idée.
A l’époque, seuls les anglais de la high-society ont le privilège de goûter aux plaisirs d’un nouveau loisir : le voyage. Désireux d’échapper à une Angleterre en proie à l’industrialisation galopante, ils disposent du temps et de l’argent nécessaire pour aller se frotter à d’autres cultures, et de séjourner en villégiature dans une région au climat clément et « bon pour la santé », comme la Côte d’Azur en France. Mais mis-à-part cette société d’élite, au XIXe siècle, personne n’a encore l’opportunité (et l’idée) de voyager.

Thomas Cook imagine alors un business “disruptif“ pour l’époque : donner la possibilité aux familles anglaises fortunées de voir du (et même des) pays. Ils ont d’argent, mais ces roturiers n’ont pas encore la culture et l’assurance des membres de la high-society pour se lancer dans ce genre d’aventures. Où acheter les billets ? Comment trouver un hébergement ? Se débrouiller dans un pays à la langue et aux coutumes inconnues ? Pour eux, Cook pense et prépare tout, clé en main. En quelques années, cet innovateur crée un écosystème pensé pour inciter ses compatriotes à découvrir l’Europe et plus tard le monde, en toute quiétude :

  • 1851, il lance The Excursionist, la première revue de tourisme.
  • 1854 il ouvre un hôtel à Leicester
  • 1855, c’est le premier Cook’s Tour, une croisière sur le Rhin
  • 1863, il crée le premier voyage “packagé“ bateau + train + hôtel, en nouant un partenariat avec la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest française.
  • Viennent ensuite d’autres innovations comme les coupons d’hôtel (vouchers) et le chèque de voyage (travellers check) utilisé largement jusqu’au début des années 2000.

Non content d’envoyer ses compatriotes aux “bains de mer“, ou dans les grandes capitales de l’Europe de l’Ouest, Cook n’a cessé de défricher de nouvelles destinations qui deviendront des standards du tourisme international, comme les Alpes, l’Egypte ou l’Italie.

A l’époque, la voiture individuelle n’existe pas encore et le tourisme ferroviaire bat son plein. La création des lignes de chemin de fer accompagne à l’époque celle des premières destinations touristiques grand public, en France et partout en Europe. Parmi les destinations prisées, les grandioses Alpes Suisses découvertes bien au chaud à bord d’incroyables trains de montagne aux vues spectaculaires (encore appréciés aujourd’hui des touristes du monde entier). L’arrivée des voyageurs a même contribué à enrichir la population helvète montagnarde, jusqu’alors très pauvre comme le relate l’auteur d’un article de SwissInfo.ch (en anglais). Cook va toujours plus loin, et noue des relations privilégiées avec des partenaires du monde entier, comme en Egypte, où il décroche l’exclusivité des premières croisières sur le Nil ! Puis il ouvre également des agences dans tout le monde occidental – en France, dès 1881, à Paris – pour étendre encore sa sphère d’influence, et répondre à la demande des candidats au départ. A sa mort en 1892, c’est un empire qu’il lègue à sa descendance, qui le revendra quelques dizaines d’années plus tard, dans les années 1920. Avion, destinations de plus en plus lointaines, le groupe Cook étendra son sphère d’influence comme un acteur majeur du tourisme et de ses évolutions au cours du XXe siècle.

Cook et Kodak, même destin ?

Alors comment expliquer cette chute, quelques mois avant que la pandémie n’assigne la planète à résidence ? C’est la même histoire que celle de Kodak, le géant XXe de la photographie : l’inventeur ringardisé. Les deux entreprises sont emblématiques, à la source de la démocratisation d’une innovation – la photo grand public pour Kodak, le voyage organisé pour Cook – deux créations qui se complètent d’ailleurs très bien.

Mais malgré leur notoriété et leur puissance, toutes deux n’ont pas survécu à la révolution numérique. Il y a une vingtaine d’années, l’heure du voyage 3.0 a sonné et ses nouveaux champions s’appellent EasyJet, Airbnb ou TripAdvisor. Comme Cook au XIXe siècle, ils promettent à leurs clients un voyage sur mesure, et surtout au meilleur prix. Ce n’est plus devant un comptoir, mais derrière un écran que le voyage s’organise, à coup de comparateur de tarifs et de lecture assidue de commentaires pas toujours objectifs.

A quand le tourisme 4.0 ? Aujourd’hui, ce qui est devenue une industrie lourde mondialisée fait désormais face à sa propre saturation. Et le changement climatique – auquel cette activité contribue à hauteur de 8 à 10 % pour ce qui est des émissions carbone – change les traits de côtes, menaçant l’existence même d’Etats archipels prisés comme destinations touristiques. Pour y remédier, certains s’inspirent ainsi des voyages des premiers tourists guidés par Cook et renouent avec les voyages en train et en bateau. La boucle serait-elle bouclée ?

A lire

Cet esprit pionnier vous inspire ? Vous voulez tout savoir sur les débuts du tourisme ?Cette biographie vous embarquera dans le monde merveilleux des premiers voyages touristiques.
 Thomas Cook, l’inventeur des voyages, de Béatrix de l’Aulnoit et Philippe Alexandre (Robert Laffont)  

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Once Upon A train – OUAT • l’asso des train travellers https://slowtrip.fr/10-solutions-%f0%9f%87%ab%f0%9f%87%b7-pour-voyager-decarbone-6-once-upon-a-train-ouat/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=10-solutions-%25f0%259f%2587%25ab%25f0%259f%2587%25b7-pour-voyager-decarbone-6-once-upon-a-train-ouat Wed, 28 Feb 2024 17:42:24 +0000 https://slowtrip.fr/?p=3552 Once Upon a Train alias OUAT, est une association fédérant les amoureux du voyage en train. Conseils d’initiés, festivals, apéros… Ils vont vous faire préférer le train.

LA Genèse

Créée juste avant la pandémie, l’association OUAT milite joyeusement (et sérieusement) pour un voyage en train réenchanté et léger en carbone. En 2019, une joyeuse bande de potes férus de voyages forme un projet hors normes : rallier le Japon par le train depuis Paris à l’occasion des JO de Tokyo, en s’arrêtant danser à un festival électro sur les rives de la mer d’Aral au passage. 
Ce voyage au long court est imaginé par Samuela Burzio, juriste, qui travaille alors pour SNCF Réseau sur des dossiers environnementaux.  Son but ? Ralentir sa propre « conso » d’avion, passer des moments joyeux tout en rendant désirable le voyage en train, l’une des seules solutions pour partir loin, sans exploser son bilan carbone. 
Pour fédérer autour de ce projet, l’association OUAT, acronyme de « Once Upon A Train »* (* Il était une fois en train), est créée à la façon d’un manifeste pour un voyage écologique, poétique et convivial. 
Quelques dizaines de personnes (dont plusieurs experts du ferroviaire à la ville) s’apprêtent à relever le défi japonais, quand patatras : la pandémie de Covid assigne tout le monde à résidence. Un coup rude pour la jeune association, mais la dynamique est créée et de nouveaux adhérents – désormais baptisés les OUATees) rejoignent l’aventure. Ensemble, ils entendent bien redonner redonner ses lettres de noblesse (et de sexyness) au rail !

Ce qu’on y déniche

– des prises de paroles engagées pour voyager sans polluer. OUAT joue la carte de l’influence, en prêchant la bonne parole dans les médias (ici sur France Inter), sur les réseaux sociaux et sur son propre site…

– des évènements festifs, décalés et pédagogiques
Depuis 2021, la communauté OUAT rassemble les amoureux du rail de tous âges et horizons avec  la création des festivals Des Rails & vous à Paris en 2021 (sur la petite ceinture) et en 2022 (7000 festivaliers au Ground Control), en partenariat avec la SNCF. EN 2023, l’asso se met au vert avec Rurail & vous #1, organisé en juin à quelques pas de la gare de Bellenaves (Auvergne), qui a accueilli pas moins de 300 participants.

Ces évènements ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, et réuni des auteur-es, voyageurs, opérateurs ferroviaires et touristiques… Les 15 et 16 juin 2024, Rurail #2 revient, avec au programme balade en train à vapeur sur les viaducs, fête nocturne en gare et d’autres surprises….OUAT proposera des formules tout compris pour ses adhérents aura lieu pour fêter le tourisme ferroviaire en zone rurale, et les nouveaux imaginaires qu’il véhicule, L’occasion de réunir citadins et ruraux et de célébrer le train à la campagne.

– Des inspi-voyages : pour « rendre le train aussi sexy que les plages d’Indonésie »tout nouveau, tout chaud, le OUAT blog partage encore plus d’histoires de trains, et vous invite à y publier la vôtre !

du coaching « train » pour préparer un voyage ferré, dans le cadre privé pour une famille, un groupe d’amis, ou professionnel : pour des équipes de tournage, des projets scolaires… 

  • des ateliers, tables rondes auprès de différents publics pour faire aimer le train au plus grand nombre et transmettre des pratiques et astuces inédites avec toujours la même approche : « Aborder la question du voyage et sa durabilité sans jamais faire la morale. »

Business modèlE

OUAT est une association à but non lucratif, financée en partie par les cotisations de ses membres. Pour financer son développement, et face à la demande grandissante, elle développe et structure actuellement son activité pour nous guider toujours mieux dans la décarbonation de nos mobilités.

Pour qui ?

Que vous soyez un voyageur en herbe, senior ou étudiant, responsable d’une structure qui souhaite remettre à plat les mobilités de ses collaborateurs, rêveur ou pragmatique… OUAT vous ouvre grand les portes de son compartiment !

La planète leur dit vraiment merci ?

En dépoussiérant les imaginaires du « voyage en train » depuis 2019, OUAT se pose comme un acteur historique du voyage bas carbone, précurseur et prescripteur. Une activité difficile à quantifier en eqCO2, mais qui participe avec enthousiasme au réveil des consciences voyageuses !

ouat-train.com/

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GreenGo • la plateforme d’hébergeurs green et éthique https://slowtrip.fr/greengo/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=greengo Wed, 20 Dec 2023 11:00:00 +0000 https://slowtrip.fr/?p=3519
Look corporate, pour une partie de l’équipe de la plateforme GreenGo

Agences ? médias ? assos ? start-ups ? un peu tout ça à la fois ? Une cascade de jeunes projets made in France proposent des inspirations, des innovations ou des séjours avec le souci affiché de décarboner nos voyages. Qui sont-ils ? Cap sur GreenGo.

Ambitieuse et dynamique, la fine équipe GreenGo propose et développe depuis 2021 une alternative éthique, bas-carbone et tricolore aux géants de la réservation de logements de courte durée.

LA Genèse

L’aventure GreenGo débute en 2019, un an avant le séisme Covid, sur une idée développée par Guillaume Jouffre, Félix Mézière, Mathieu Ravard et Antoine Valtat. Trois d’entre eux sont ingénieurs, et ont fait connaissance quelques années plus tôt sur les bancs de Polytechnique. Engagés dans de prometteuses carrières pros, tous partagent la même prise de conscience : le tourisme pèse 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dont les trois quarts sont reviennent au transport et un quart à l’hébergement.
Ils l’assument, eux aussi ont pris l’avion pour aller crapahuter au bout du monde… Mais devant les chiffres implacables des objectifs à tenir pour éviter de provoquer un réchauffement climatique désastreux, ils ont désormais envie d’unir leurs forces pour valoriser des idées de voyage séduisantes, de proximité, et contrer nos désirs de voyages ultra-carbonés. L’idée de GreenGo germe : proposer une alternative « conscious » et équitable à Airbnb et autres Booking en proposant une offre d’hébergements qui sort du lot, soucieuse de sa transition écologique, de proximité. IIls commencent par fédérer une communauté d’hébergeurs engagés, et en 2021, les premières résas sont bouclées.

Ce qu’on y déniche

  • 8000 hébergements triés sur le (vert) volet. Pourtant, plutôt que la quantité, GreenGo mise sur la qualité et la proximité : tous les hébergements sont situés en France. Que ce soit pour une yourte nichée dans la Creuse ou un appart’ en ville, l’empreinte écologique de chaque hébergement est évaluée et publiée. Isolation, gestion de l’eau, sources d’énergies renouvelables, proximité d’une gare et de transports collectifs… La durabilité de l’hébergement dans sa globalité est passée au crible sur une base déclarative, validée par un coup de fil avec un humain de l’équipe. Ayant moi-même une expérience en tant qu’hébergeuse GreenGo, je peux attester du sérieux de la sélection, et du suivi « dentelle » qu’ils proposent 😉 

  • un comparateur de voyage malin pour checker les options de transport dont on dispose pour un trajet, et se faire une idée du prix, du temps et… de la part de CO2 que le voyage envisagé prélève sur notre « quota » de l’année (sur la base de 2 T CO2e/ an, l’objectif à atteindre d’ici 2050)

  • des frais de commission équitables, de 12 % (contre environ 18% chez les leaders du marché)

  • un état d’esprit chaleureux et engagé pour la planète, partagé par les voyageurs et les hébergeurs : a priori, les locataires devraient trier leurs déchets et utiliser les toilettes sèches sans râler.

  • une recherche d’hébergements efficace, par thématiques : expériences, destinations ou styles de logements. Par exemple, si votre idée fixe du moment c’est de dormir sous les étoiles dans une bulle : vous pouvez filtrer ce type d’hébergement et les visualiser sur la carte. Si votre budget est contraint, la sélection des logements à prix doux est pour vous…

Business modèlE

Après une campagne de financement participatif à l’éclatante réussite via Ulule, GreenGo n’a pas tardé à lever pour plus d’un million d’Euros de fonds, rachetant dans la foulée son homologue français, Vaovert. C’est une entreprise dite « à mission », c’est-à-dire, une société commerciale qui s’est fixé un ou plusieurs objectifs sociaux ou environnementaux inscrits dans ses statuts. Dans le cas de GreenGo, l’objectif est d’avoir un impact réel en limitant les émissions carbone ds voyageurs, tout en offrant un service de mise en relation transparent et équitable.
En 2022, la start-up a fait le choix d’augmenter ses commissions de 10 à 12%, pour assurer son développement. Un taux qui reste bien en dessous des grandes plateformes, et qui a le bénéfice (cocorico) de soutenir des emplois (20 collaborateurs début 2024) et une entreprise située en France.

Pour qui ?

  • Pour les voyageurs qui refusent de zapper leur empreinte carbone au prétexte qu’ils sont en vacances, et font coup double en réduisant leurs transports – a priori, pas d’avion, sauf à vouloir prendre un vol intérieur ;-( ; et en évitant les hébergements trop énergivores par exemple.
  • Pour les hôtes qui souhaitent être conseillés dans leur transition écologique. Ils sont notamment accompagnés par GreenGo dans leurs démarches d’amélioration de leur offre et son impact, gratuitement.

  • Pour celles et ceux que l’hégémonie écrasante et américaine d’Airbnb et Booking (et leurs généreuses commissions) préoccupent.

La planète leur dit vraiment merci ?

C’est en grandissant que GreenGo augmentera son impact positif sur la balance carbone des voyageurs. Mais en guidant bientôt gratuitement ses hébergeurs dans l’amélioration de l’impact écologique de leur logement, en rendant sexy des séjours dans nos frontières, la start-up est dans le sens de la marche !

www.greengo.voyage

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Tictactrip • l’incomparable comparateur de trajets https://slowtrip.fr/10-solutions-%f0%9f%87%ab%f0%9f%87%b7-pour-voyager-decarbone-3-tictactrip/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=10-solutions-%25f0%259f%2587%25ab%25f0%259f%2587%25b7-pour-voyager-decarbone-3-tictactrip Fri, 15 Dec 2023 13:00:00 +0000 https://slowtrip.fr/?p=3508 Axé sur la mobilité en tant que telle, Tictactrip se concentre sur l’essentiel : trouver la meilleure combinaison temps / horaires / tarif disponible pour votre prochain voyage, même loin des métropoles.

L’histoire

Tout commence par la galère que Simon Robain et Hugo Bazin (le duo fondateur de Tictactrip) expérimentent pour rentrer voir sans voiture leurs familles respectives à la campagne, alors qu’ils étudient en région parisienne, en master entrepreneuriat à l’ESCP. 
On est en 2016 et la loi « Macron » sur la libéralisation du transport en car vient d’être appliquée. Les compagnies de transport routier de voyageurs fleurissent, et les deux jeunes hommes, soucieux de leur empreinte écologique, commencent à imaginer ensemble Tictactrip, un outil tech comparateur de trajets, y compris en dehors des grandes métropoles.
Si le pitch de départ semble simple sur le papier, sa mise en oeuvre à haute valeur technologique est ambitieuse… Il s’agit rien de moins que compiler les données d’opérateurs locaux avec celles de poids lourds du marché, comme SNCF, qui commercialise de son côté ses voyages avec son application maison SNCF Connect (et ne laisse sa data-porte qu’entrebaîllée). 
Mais le duo de fondateur se serre les coudes et possède les compétences et la persévérance pour s’atteler à la tâche. Quelques années, des dizaines de partenariats et des milliers de lignes de code plus tard, l’outil est opérationnel. Aujourd’hui, 12 personnes oeuvrent à son développement technique et commercial, et une appli mobile est disponible. 

Ce qu’on y déniche

  • une des bases de données les plus complètes pour comparer en 3 clics les services de transports terrestres, en France et en Europe, incluant même le covoiturage.
  • Un guichet unique pour rassembler ses billets, et éventuellement faire ses demandes d’échange, de remboursement.

Fin 2023, 6500 villes sont desservies, 10 pays européens sont couverts. De quoi voir du pays sans quitter le plancher des vaches !

Business modèlE

La société Tictactrip a lancé un appel à financement participatif et bouclé le budget nécessaire à son développement par une levée de fonds de 2 M€ début 2023. Le projet a notamment été investi par l’homme d’affaire Jean-Pierre Nadir, créateur (entre autres) du portail Easy Voyage et plus récemment, de FairMoove.
Côté recettes, Tictactrip reçoit une (petite) rétro-commission octroyée par les opérateurs de transport pour chaque billet vendu par leur intermédiaire. En plus de son portail et de son appli grand public, elle propose enfin l’usage en marque blanche de sa technologie aux entreprises qui souhaitent packager leur offre, comme les tours operator et les évènements, festivals.… Les destinations sont également nombreuses à utiliser leur widget, pour permettre un accès direct à la plateforme sur leur site. 

Pour qui ?

Pour les voyageurs pressés qui souhaitent exclure l’option avion de leur champ de recherche, ou sont à la recherche d’un comparateur qui les emmènera au plus proche de leur destination finale, même en dehors des métropoles. Tous les territoires et les services locaux ne sont pas encore au rendez-vous, mais il s’en ajoute régulièrement et les navettes vers les stations de montagne sont par exemple nombreuses à collaborer avec la plateforme.

La planète leur dit vraiment merci ?

En ouvrant les vannes de la data des transports possibles hors avion, Tictactrip se positionne de fait comme facilitateur de nos mobilités durables. Et si la voiture et le car utilisent encore majoritairement des carburants carbonés, en co-voiturant ou en montant dans un bus, nos émissions sont largement divisées et des économies sont à la clé.

www.tictactrip.eu

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Mollow • le site des routards du rail https://slowtrip.fr/10-solutions-%f0%9f%87%ab%f0%9f%87%b7-pour-voyager-decarbone-2-mollow/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=10-solutions-%25f0%259f%2587%25ab%25f0%259f%2587%25b7-pour-voyager-decarbone-2-mollow Fri, 08 Dec 2023 12:25:24 +0000 https://slowtrip.fr/?p=3465
Mollow (pour y aller mol-low carbone) a été créée il y a à peine un an par deux jeunes ingées. Le duo s’est donné pour mission de créer un choc de simplification pour faire préférer le train aux novices, en créant une plateforme voyage low carb’ facile à utiliser.

L’histoire

« Génération EasyJet » : peux-être vous souvenez-vous comme moi de cette campagne de pub qui fleurait bon le kérosène ? Diffusée au milieu des années 2010 à l’occasion des 20 ans de la compagnie low cost orange, les grandes affiches faisaient un clin d’oeil aux jeunes, en montrant des vingtenaires hilares sur une plage à Barcelone où ils semblaient être allés se retourner la tête pour le week-end (en avion cela va de soi). Et si possible : en payant leur vol quelques dizaines d’euros seulement. Chiara Pellas appartient à cette génération. Seulement voilà, comme de plus en plus de voyageurs, elle refuse depuis quelques années de monter dans un avion, pour raisons écologiques. 

La grogne contre les dégâts écologiques causés par l’aviation civile augmente à mesure que les chiffres tombent

0 avion n’égalant pas 0 voyage (c’est toujours bon de le rappeler), la fondatrice de Mollow se lance dans plusieurs périples en train et y prend goût. Mais elle découvre à son tour le casse-tête de l’itinéraire, la prise de tête de la multi-résa… A croire qu’il faut poser une journée et avoir un bac + 5 minimum pour réserver un voyage bas carbone itinérant ! Ça tombe à pic : Chiara est justement ingénieure, fraîche émoulue de Centrale Supélec. Elle décide de créer un site communautaire autour du voyage en train, bas carbone, permettant de réserver plus facilement ses billets, et s’associe à Alisée Pierrot pour développer cette idée.
2023 vient d’éclore, l’aventure Mollow est lancée.

Ce qu’on y déniche

– Un moteur de recherche bien foutu
Des itinéraires sont proposés en mixant le pays ou la région visés et le thème du voyage souhaité (Pieds dans l’eau, Montagne, Biodiversité, Gastronomie…). La destination choisie, on sélectionne la grande ville la plus proche comme point de départ, et bing :  

Le périple complet s’affiche, tronçon par tronçon, avec des liens pour réserver, et des conseils de voyageurs. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour les voyageurs en train au long cours, croyez-moi, ça veut dire beaucoup.

Cerise sur le menu fraîcheur, la page résultat indique :  mesure de l’impact du voyage, prix total estimé, temps de voyage conseillé… Sur la France, on a aussi des suggestions d’hébergement et location de vélo

🤔 Seul bémol : les trajets 🇫🇷 semblent renvoyer uniquement vers SNCF Connect (leur partenaire) et ce moteur privilégie toujours le TGV au TER ou à l’Intercités, peu rentables pour la SNCF, mais souvent bien moins cher pour les voyageurs prêts à prendre leur temps.

– Un esprit participatif et enthousiaste
Chacun.e peut contribuer à partager ses tips et expériences de voyages, intégrés au site après validation. Un blog d’info alimenté par notre duo de créatrices est amené à s’étoffer à mesure que le site prendra de la bouteille.

Business modèlE

Mollow est une association. Elle s’appuie sur une communauté de contributeurs.trices bénévoles, et sur des partenariats noués notamment avec les plateformes d’hébergements GreenGo, Wegogreenr et Lokki pour la location de vélos.  Elle propose de la visibilité à des transporteurs, offices de tourisme, des agences de voyage aventure comme Chilowé (que j’ai déjà présenté ici) ou Décathlon Travel. Elle développe aussi une activité de conseil B2B.

Pour qui ?

La plateforme guidera pas à pas celles et ceux qui sont OK pour tenter l’aventure ferrée sans vouloir passer leur week-end à la préparer.

La planète leur dit vraiment merci ?

Pas de greenwashing criard à l’horizon, déjà, si ce n’est la planète, moi je dis merci ! Efficace et sans esbroufe, Mollow répond à l’équation de départ : nous aider à décarboner nos voyages, étape après étape. A suivre !

https://www.mollow.eu/

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Chilowé • l’esprit outdoor https://slowtrip.fr/10-solutions-%f0%9f%87%ab%f0%9f%87%b7-pour-voyager-decarbone-1-chilowe/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=10-solutions-%25f0%259f%2587%25ab%25f0%259f%2587%25b7-pour-voyager-decarbone-1-chilowe Fri, 01 Dec 2023 17:21:41 +0000 https://slowtrip.fr/?p=3408
Honneur aux précurseurs : Chilowé n’a pas dix ans et fait pourtant déjà figure de quasi vétéran dans le paysage « nouvelle école » du voyage outdoor ET durable. Sa baseline : « mettre tout le monde dehors » est parlante. Je les suis depuis leurs débuts : nous avons un temps partagé quelques articles et évènements car leur premier livre et le mien sont sortis pile en même temps, au printemps 2019.

L’histoire

Dès 2017, deux amis d’enfance, Thibaut Labey et Ferdinand Martinet, alias Toucan Loufoque et Castor Fougueux (ils ont gardé leurs totems scouts) lancent dans la joie et la bonne humeur, une newsletter francilienne confidentielle sur la micro-aventure à portée de RER.

En quelques années, leur passion pour la crapahute prend la forme d’un livre, d’un site fédérant une communauté de fans d’outdoor, d’un festival hébergé par la Fondation Good Planet…  On en les arrête plus. L’historique newsletter compte aujourd’hui quelques 100 000 abonnés. Et en 2021, le club Chilowé – l’agence de voyage – est lancé.

Ce qu’on y déniche

– des infos et de nombreuses idées de circuits, randos et activités nature partout en France en libre accès via la newsletter et sur le site de Chilowé, clair et accueillant. En bonus : l’esprit scout et le ton badin (calembour, quand tu nous tiens) met dans un bon mood.

des week-ends et courts séjours outdoor en France en petits groupes, encadrés par des captains Chilowé (= des guides sélectionnés) via le Club Chilowé. Voile, rando, escalade, bushcraft (survie pour les non initiés) : il y en a pour tous les goûts, avec des points de rendez-vous au départ des gares locales (un bon point !). Charge à chacun de réserver son transport. Spoiler : Dans les prochains mois, les destinations Bretagne et Pyrénées seront encore étoffées. 

Business model

En plus de son activité commerciale d’agence, Chilowé noue des partenariats avec des marques stylées d’outdoor. L’ensemble est transparent et l’entreprise reverse 1% de son chiffre d’affaires à des associations engagées pour la préservation de l’environnement. En 2022, Chilowé a levé 2 M€ auprès des fondateurs des magasins Nature et Découvertes. Exit l’artisanat : la jeune pousse a désormais tout d’une grande.

Pour qui ?

Voyageurs sportifs, urbains et sociables (en un mot : cools) en quête de breaks nature, qui veulent s’initier et pratiquer en tout sécurité (encadrés) sans se prendre la tête à tout planifier / réserver séparément (le voyage est à prendre de son côté cependant).

La planète leur dit vraiment merci ?

Proximité du catalogue (0 séjour en écolodge d’une semaine au Vietnam), activités à faible impact sur l’environnement (0 circuit en moto-neige) : il ne vous reste plus qu’à opter pour le train, et c’est tout bon !

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