Slow Trip https://slowtrip.fr Voyager l'impact léger Wed, 05 Jun 2024 09:05:27 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.4.8 https://slowtrip.fr/wp-content/uploads/2020/07/SLOWTRIP-FAVICON.png Slow Trip https://slowtrip.fr 32 32 FairTrotter • l’agence décarbonée & inclusive https://slowtrip.fr/10-solutions-pour-voyager-decarbone-fairtrotter/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=10-solutions-pour-voyager-decarbone-fairtrotter Sun, 19 May 2024 16:28:00 +0000 https://slowtrip.fr/?p=3534
Mahéva et Cédric (au centre), co-fondateurs, entourés de la jeune équipe FairTrotter
La jeune agence de voyage appartenant à l’Economie Sociale et Solidaire s’est fixé une mission : offrir des séjours et un fonctionnement respectueux de l’environnement et des personnes, voyageurs comme pros du tourisme et collaborateurs. 

LA Genèse

Depuis toujours, Mahéva Manganaro, -fondatrice de FairTrotter – a deux passions : le voyage et la musique. Après un début de carrière dans une maison de disque en tant que cheffe de projet, elle jette les premières esquisses de FairTrotter en 2022. Tout est parti d’une prise de conscience en 2017. Quelques mois à crapahuter en Asie du Sud-Est déclenchent un déclic chez la jeune femme : « Je n’étais pas militante, mais durant ce voyage, je me suis pris une claque sur les sujets sociaux et environnementaux. J’ai ouvert les yeux sur l’impact néfaste du tourisme de masse, impliquant l’exploitation des humains, de la nature et des animaux. Une graine a germé en moi. » De retour en France, Mahéva commence par changer durablement ses habitudes de vie. Fini l’avion à gogo et les to-do listes de voyage : la jeune femme expérimente un tourisme plus slow et durable, à commencer par un trip à vélo sur la Vélodyssée, le long de la côte Atlantique française. Loin de la laisser sur sa faim, ces voyages sobres comblent au contraire sa soif de découvertes et de partage, au-delà de ses espérances. En 2022, elle lâche son travail et lance FairTrotter, épaulée par le programme d’entrepreneurs  Ticket for Change, puis l’incubateur parisien Paris & co. Bientôt rejointe par Cédric, co-fondateur en charge du développement commercial, puis début 2024, par deux autres acolytes, les premiers FairTrotters s’apprêtent à boucler leurs bagages : l’agence est lancée !

Ce qu’on y déniche

• Un blog maison permet de chiner des inspirations de voyage en France et en Europe,
• Des propositions de voyage clé en main sans avion et originaux comme une croisière bretonne en voilier autour des îles, l’Ecosse en train… 
• Des séjours bas carbone et inclusifs pour un long week-end ou quelques semaines.

Business modèlE

FairTrotter est une « vraie » agence de voyage digitale, et même, l’une des seules start-up orientée tourisme durable a avoir osé se lancer dans les longues démarches nécessaires pour décrocher LE sésame indispensable : l’obtention d’une importante garantie financière, suivie d’un passage en commission par un organisme public donnant le droit de faire partir des voyageurs sous sa responsabilité. 
Une agence classique en somme… à la (grande) différence près qu’elle répond aux exigences de l’Economie Sociale et Solidaire. Dans les statuts de FairTrotter est ainsi inscrit un cahier des charges exigeant, dépassant les contraintes du statut d’Entreprise à Mission en matière d’engagements sociaux et environnementaux (encadrement de la répartition des bénéfices…). Mahéva ambitionne même d’obtenir l’agrément ESUS – entreprise solidaire d’utilité sociale – à horizon 2025.

Pour qui ?

• Chez FairTrotter, tout.e.s les voyageurs.euses sont les bienvenu.e.s, quelque soit leur orientation sexuelle, leur genre ou leur handicap, avec l’ambition de proposer d’ici cette fin d’année au moins 10% de ses circuits accessibles aux personnes en fauteuil par exemple. L’agence propose de conseiller les candidats au départ et sensibilise ses partenaires sur ces questions, afin de garantir un accueil chaleureux et adapté à chacun.

• Les voyageurs prêts à payer leur voyage clé en main au juste prix : le ticket d’entrée pour un séjour d’une semaine est autour de 1 000 € / personne : c’est à ce prix que le séjour organisé pourra rémunérer équitablement les différents intervenants du voyage, et se passer des vols low cost ultra polluants mais encore à prix cassés car non taxés à la hauteur de leurs coûts environnementaux et sociaux réels ;-( 

La planète leur dit vraiment merci ?

En sélectionnant des acteurs locaux vraiment engagés et/ou labellisés, et en écartant les destinations nécessitant de faire appel au lourd bilan carbone de l’avion, FairTrotter ne fait pas dans le greenwashing. L’agence ambitionne aussi de proposer des voyages répondant à des objectifs d’écologie sociale, au delà de l’aspect purement environnemental et bas carbone.

fairtrotter.com

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Le fabuleux destin de Thomas Cook, inventeur du tourisme https://slowtrip.fr/le-fabuleux-destin-de-thomas-cook-inventeur-du-tourisme-de-masse/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-fabuleux-destin-de-thomas-cook-inventeur-du-tourisme-de-masse Fri, 05 Apr 2024 18:03:46 +0000 https://slowtrip.fr/?p=3592 En septembre 2019, sur fond de Brexit imminent, le géant du tourisme Thomas Cook annonçait une faillite retentissante, laissant en rade 22 000 employés et pas moins de 600 000 touristes aux quatre coins du monde, pris en charge dans « l’opération de rapatriement la plus importante pour des civils de l’Histoire, en temps de paix » selon les dires du département britannique des Transports. 
Thomas Cook ?

Ce nom n’évoque pas toujours grand chose pour nous les Français. Mais pour les Anglo-saxons, le groupe était THE travel agency. Une institution qui organisait vacances, voyages de noces, croisières… Depuis de nombreuses générations. Un empire pionnier, bâti par un anglais hors norme qui avait flairé dès le milieu du XIXe siècle un filon en or : le tourisme moderne.
Alors, écoutez l’histoire de Thomas Cook…

un ecosysteme disruptif : le voyage organisé

Au milieu du XIXe siècle, c’est presque par hasard que ce jeune autodidacte londonien organise son premier voyage de groupe : un déplacement en train d’activistes mobilisés contre les ravages de l’alcool, dont il fait partie. C’est un succès. Grisé par l’expérience, le sobre mister Cook ne s’arrête pas là et peaufine son idée.
A l’époque, seuls les anglais de la high-society ont le privilège de goûter aux plaisirs d’un nouveau loisir : le voyage. Désireux d’échapper à une Angleterre en proie à l’industrialisation galopante, ils disposent du temps et de l’argent nécessaire pour aller se frotter à d’autres cultures, et de séjourner en villégiature dans une région au climat clément et « bon pour la santé », comme la Côte d’Azur en France. Mais mis-à-part cette société d’élite, au XIXe siècle, personne n’a encore l’opportunité (et l’idée) de voyager.

Thomas Cook imagine alors un business “disruptif“ pour l’époque : donner la possibilité aux familles anglaises fortunées de voir du (et même des) pays. Ils ont d’argent, mais ces roturiers n’ont pas encore la culture et l’assurance des membres de la high-society pour se lancer dans ce genre d’aventures. Où acheter les billets ? Comment trouver un hébergement ? Se débrouiller dans un pays à la langue et aux coutumes inconnues ? Pour eux, Cook pense et prépare tout, clé en main. En quelques années, cet innovateur crée un écosystème pensé pour inciter ses compatriotes à découvrir l’Europe et plus tard le monde, en toute quiétude :

  • 1851, il lance The Excursionist, la première revue de tourisme.
  • 1854 il ouvre un hôtel à Leicester
  • 1855, c’est le premier Cook’s Tour, une croisière sur le Rhin
  • 1863, il crée le premier voyage “packagé“ bateau + train + hôtel, en nouant un partenariat avec la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest française.
  • Viennent ensuite d’autres innovations comme les coupons d’hôtel (vouchers) et le chèque de voyage (travellers check) utilisé largement jusqu’au début des années 2000.

Non content d’envoyer ses compatriotes aux “bains de mer“, ou dans les grandes capitales de l’Europe de l’Ouest, Cook n’a cessé de défricher de nouvelles destinations qui deviendront des standards du tourisme international, comme les Alpes, l’Egypte ou l’Italie.

A l’époque, la voiture individuelle n’existe pas encore et le tourisme ferroviaire bat son plein. La création des lignes de chemin de fer accompagne à l’époque celle des premières destinations touristiques grand public, en France et partout en Europe. Parmi les destinations prisées, les grandioses Alpes Suisses découvertes bien au chaud à bord d’incroyables trains de montagne aux vues spectaculaires (encore appréciés aujourd’hui des touristes du monde entier). L’arrivée des voyageurs a même contribué à enrichir la population helvète montagnarde, jusqu’alors très pauvre comme le relate l’auteur d’un article de SwissInfo.ch (en anglais). Cook va toujours plus loin, et noue des relations privilégiées avec des partenaires du monde entier, comme en Egypte, où il décroche l’exclusivité des premières croisières sur le Nil ! Puis il ouvre également des agences dans tout le monde occidental – en France, dès 1881, à Paris – pour étendre encore sa sphère d’influence, et répondre à la demande des candidats au départ. A sa mort en 1892, c’est un empire qu’il lègue à sa descendance, qui le revendra quelques dizaines d’années plus tard, dans les années 1920. Avion, destinations de plus en plus lointaines, le groupe Cook étendra son sphère d’influence comme un acteur majeur du tourisme et de ses évolutions au cours du XXe siècle.

Cook et Kodak, même destin ?

Alors comment expliquer cette chute, quelques mois avant que la pandémie n’assigne la planète à résidence ? C’est la même histoire que celle de Kodak, le géant XXe de la photographie : l’inventeur ringardisé. Les deux entreprises sont emblématiques, à la source de la démocratisation d’une innovation – la photo grand public pour Kodak, le voyage organisé pour Cook – deux créations qui se complètent d’ailleurs très bien.

Mais malgré leur notoriété et leur puissance, toutes deux n’ont pas survécu à la révolution numérique. Il y a une vingtaine d’années, l’heure du voyage 3.0 a sonné et ses nouveaux champions s’appellent EasyJet, Airbnb ou TripAdvisor. Comme Cook au XIXe siècle, ils promettent à leurs clients un voyage sur mesure, et surtout au meilleur prix. Ce n’est plus devant un comptoir, mais derrière un écran que le voyage s’organise, à coup de comparateur de tarifs et de lecture assidue de commentaires pas toujours objectifs.

A quand le tourisme 4.0 ? Aujourd’hui, ce qui est devenue une industrie lourde mondialisée fait désormais face à sa propre saturation. Et le changement climatique – auquel cette activité contribue à hauteur de 8 à 10 % pour ce qui est des émissions carbone – change les traits de côtes, menaçant l’existence même d’Etats archipels prisés comme destinations touristiques. Pour y remédier, certains s’inspirent ainsi des voyages des premiers tourists guidés par Cook et renouent avec les voyages en train et en bateau. La boucle serait-elle bouclée ?

A lire

Cet esprit pionnier vous inspire ? Vous voulez tout savoir sur les débuts du tourisme ?Cette biographie vous embarquera dans le monde merveilleux des premiers voyages touristiques.
 Thomas Cook, l’inventeur des voyages, de Béatrix de l’Aulnoit et Philippe Alexandre (Robert Laffont)  

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Once Upon A train – OUAT • l’asso des train travellers https://slowtrip.fr/10-solutions-%f0%9f%87%ab%f0%9f%87%b7-pour-voyager-decarbone-6-once-upon-a-train-ouat/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=10-solutions-%25f0%259f%2587%25ab%25f0%259f%2587%25b7-pour-voyager-decarbone-6-once-upon-a-train-ouat Wed, 28 Feb 2024 17:42:24 +0000 https://slowtrip.fr/?p=3552 Once Upon a Train alias OUAT, est une association fédérant les amoureux du voyage en train. Conseils d’initiés, festivals, apéros… Ils vont vous faire préférer le train.

LA Genèse

Créée juste avant la pandémie, l’association OUAT milite joyeusement (et sérieusement) pour un voyage en train réenchanté et léger en carbone. En 2019, une joyeuse bande de potes férus de voyages forme un projet hors normes : rallier le Japon par le train depuis Paris à l’occasion des JO de Tokyo, en s’arrêtant danser à un festival électro sur les rives de la mer d’Aral au passage. 
Ce voyage au long court est imaginé par Samuela Burzio, juriste, qui travaille alors pour SNCF Réseau sur des dossiers environnementaux.  Son but ? Ralentir sa propre « conso » d’avion, passer des moments joyeux tout en rendant désirable le voyage en train, l’une des seules solutions pour partir loin, sans exploser son bilan carbone. 
Pour fédérer autour de ce projet, l’association OUAT, acronyme de « Once Upon A Train »* (* Il était une fois en train), est créée à la façon d’un manifeste pour un voyage écologique, poétique et convivial. 
Quelques dizaines de personnes (dont plusieurs experts du ferroviaire à la ville) s’apprêtent à relever le défi japonais, quand patatras : la pandémie de Covid assigne tout le monde à résidence. Un coup rude pour la jeune association, mais la dynamique est créée et de nouveaux adhérents – désormais baptisés les OUATees) rejoignent l’aventure. Ensemble, ils entendent bien redonner redonner ses lettres de noblesse (et de sexyness) au rail !

Ce qu’on y déniche

– des prises de paroles engagées pour voyager sans polluer. OUAT joue la carte de l’influence, en prêchant la bonne parole dans les médias (ici sur France Inter), sur les réseaux sociaux et sur son propre site…

– des évènements festifs, décalés et pédagogiques
Depuis 2021, la communauté OUAT rassemble les amoureux du rail de tous âges et horizons avec  la création des festivals Des Rails & vous à Paris en 2021 (sur la petite ceinture) et en 2022 (7000 festivaliers au Ground Control), en partenariat avec la SNCF. EN 2023, l’asso se met au vert avec Rurail & vous #1, organisé en juin à quelques pas de la gare de Bellenaves (Auvergne), qui a accueilli pas moins de 300 participants.

Ces évènements ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, et réuni des auteur-es, voyageurs, opérateurs ferroviaires et touristiques… Les 15 et 16 juin 2024, Rurail #2 revient, avec au programme balade en train à vapeur sur les viaducs, fête nocturne en gare et d’autres surprises….OUAT proposera des formules tout compris pour ses adhérents aura lieu pour fêter le tourisme ferroviaire en zone rurale, et les nouveaux imaginaires qu’il véhicule, L’occasion de réunir citadins et ruraux et de célébrer le train à la campagne.

– Des inspi-voyages : pour « rendre le train aussi sexy que les plages d’Indonésie »tout nouveau, tout chaud, le OUAT blog partage encore plus d’histoires de trains, et vous invite à y publier la vôtre !

du coaching « train » pour préparer un voyage ferré, dans le cadre privé pour une famille, un groupe d’amis, ou professionnel : pour des équipes de tournage, des projets scolaires… 

  • des ateliers, tables rondes auprès de différents publics pour faire aimer le train au plus grand nombre et transmettre des pratiques et astuces inédites avec toujours la même approche : « Aborder la question du voyage et sa durabilité sans jamais faire la morale. »

Business modèlE

OUAT est une association à but non lucratif, financée en partie par les cotisations de ses membres. Pour financer son développement, et face à la demande grandissante, elle développe et structure actuellement son activité pour nous guider toujours mieux dans la décarbonation de nos mobilités.

Pour qui ?

Que vous soyez un voyageur en herbe, senior ou étudiant, responsable d’une structure qui souhaite remettre à plat les mobilités de ses collaborateurs, rêveur ou pragmatique… OUAT vous ouvre grand les portes de son compartiment !

La planète leur dit vraiment merci ?

En dépoussiérant les imaginaires du « voyage en train » depuis 2019, OUAT se pose comme un acteur historique du voyage bas carbone, précurseur et prescripteur. Une activité difficile à quantifier en eqCO2, mais qui participe avec enthousiasme au réveil des consciences voyageuses !

ouat-train.com/

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